Hämmerli 280 Gold
Calibre: .22 lr
Magasin: 6 coups
Canon: 116 mm
Poids: 1.2 kg
Poids: 990 g
Longueur: 300 mm
Hauteur: 150 mm
Longueur visée: 220 mm

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation (EAN)
Nommée Arquebuse Genève dans les compétitions de tir
Association fondée en 1474
 
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Arme curieuse


Arme curieuse

Cette arme hors norme, ni longue, ni courte, est à feu et arme blanche tout à la fois; elle date du 19ème et c’est le numéro 268 de notre inventaire.

L’objet que vous admirez est une arme de poing mais de 70 centimètres de long et d’environ 2,3 kilogrammes donc un peu trop longue et trop lourde pour une arme de poing. C’est une arme de pacotille. Le fonctionnement de cet hybride est l’huile de coude pour l’arme blanche, et pour l’autre partie la poudre noire. Son système de mise à feu est la percussion de capsules de fulminate posées sur une cheminée donnant accès au tonner du canon de 456 mm de long rayé, de calibre 13 mm.

Le canon est octogonal, ses arêtes sont hérissées de dents comme une scie, son extrémité se termine comme un hérisson en forme de « casse-tête » d’une arme de style. Celui-ci est constitué d’un col et d’une boule de 8 ailettes hérissées de picots, le tout soudés à un anneau métallique en bout de canon. Ce dernier porte une entaille inférieure pour fixer la baïonnette. Cette lame amovible fixée par un axe lui-même traversant le système d’attache à 2 vis entre 2 ailettes inférieures, est repliable sous le canon, elle est de type à pans creux, sa pointe est en forme de flamme.

Au faite s’avez-vous que la baïonnette est une invention fortuite qui a eu lieu au cours d’une bataille près de Bayonne où les assaillants n’ayant plus de munition armèrent leurs mousquets de grands couteaux ou de dagues pour faire l’assaut. C’était en 1642 et depuis lors les armes longues sont munies d’une fixation en baïonnette pour la baïonnette qui a remplacé les lances et hallebardes d’antan dans le combat rapproché.

Le fer du canon s’incurve et se prolonge vers l’arrière par 2 languettes pour former une crosse. Celle-ci est complétée par 2 pièces de laiton qui forment les côtés. A gauche de la crosse une trappe donne accès à l’intérieur de la crosse où l’on peut stocker quelques balles ou de la poudre. Sur la partie supérieure de la crosse, on peut lire une inscription gravée : « Amor Patriae Nostra Lex » ce qui veut dire à peu près, Amour de la Patrie c’est notre Loi.
Le chien de cette arme est latéral, métallique en forme de poisson pour sa partie supérieure et plate pour sa partie inférieure, le tout est décoré, une fleur orne le dessus du chien. La sous-garde pontet à 3 doigts relie le dessous de la carcasse avec le bout de la crosse, le tout est vissé aux deux bouts. La queue de détente est sans particularité.

Voici les données techniques :
Arme de poing combinée à feu à poudre noire et arme blanche.
Canon rayé de 13 mm.de diamètre, de 456 mm. de long octogonal et hérissé de dents.
Baïonnette longueur 490 mm. déployée 1,170 mm ; repliée 700 mm.
Merci de votre attention !

L’archiviste Rémy Mattenberger