SchmidtRubin F11
Calibre: 7.5x55 (GP11)

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation (EAN)
Nommée Arquebuse Genève dans les compétitions de tir
Association fondée en 1474
 
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Armes à CO2


Armes à CO2

Commençons par une affirmation surprenante : les armes à air comprimé existent depuis la nuit des temps, et depuis au moins plus de 2125 ans pour la plus ancienne commue actuellement, mais de quoi s’agit il exactement ?

C’est bien sûr la sarbacane, arme primitive des chasseurs cueilleurs utilisée de l’Asie à l’Amérique du Sud. C’est une branche creuse évidée au centre et alimentée par l’air des poumons du tireur, celui-ci tient aux lèvres un embout qui se termine par une sorte de tube canon dans lequel on a mit un projectile qui va avec l’aide de l’air comprimé propulser une fléchette ou tout autre projectile à une certaine distance. Déjà au 18ème siècle, dans le Nord de la France et la région de St. Etienne, il existait des Jeux sortes de confréries fermées avec une organisation proche de nos Exercices de l’époque. Puis ceux-ci se transformèrent en fédération de sarbacane sportive ; soit la FSBA qui règle ce sport, par ailleurs il existe une fédération mondiale.

Revenons aux armes à air comprimé mécanique ou à vent comme on disait à l’époque. Il existe dans un musée à Stockholm un fusil datant de 1580 ce fusil utilise un soufflet à ressort qui comprime l’air pour la propulsion des balles. Les premières pompes à piston à air sont apparurent quelques années plus tard sous Henri IV qui les expérimenta. C’était des fusils à air comprimé, qui étaient munis d’espèces de ballons métalliques, réservoirs à air, où l’on compressait l’air. Relativement précises et de gros calibre ces armes autorisaient des tirs à bonne distance (100m.). Si le tireur n’était pas vu lors du tir initial, on ne pouvait le localiser grâce à cette arme qui, ne faisait pas de flash de l’étincelle de la mise à feu et pas de fumée (poudre noire à l’époque). Ces qualités destinaient ces armes à des tireurs isolés. L’introduction fin 19ème de la cartouche et de la poudre sans fumée a tué les armes à air comprimé dans les armées.

La Carabine 192 et le pistolet à CO2que je vous présente sont de fabrication de la Société Stéphanoise d’Armes de St. Etienne système Paul Giffard qui donnait son nom à ce type d’armes. Fin du 19ème, ce pistolet et cette carabine étaient livrés avec un réservoir supplémentaire, de réserve, rechargeable auprès du fabriquant sa contenance était de 200 gr. de CO2 pour la carabine et de la moitié pour le pistolet. Les 200 gr. de CO2 du réservoir de la carabine représentaient environ 250 coups et 125 pour le pistolet. Le calibre est de 4.5 pour la carabine et de 4,5 pour le pistolet les balles sont de plomb.

Rémy Mattenberger l’archiviste.