Walther FP
Calibre: .22 lr

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation (EAN)
Nommée Arquebuse Genève dans les compétitions de tir
Association fondée en 1474
 
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Arquebuse à rouet



Arquebuse à rouet

L’arquebuse à rouet d’origine allemande datant de 1695, que je vous présente, est une arme de chasse, mais elle fût acquise par les EAN à l’arsenal militaire de Morges il y a environ 60 ans ce qui me fait penser qu’elle a dû servir à des arquebusiers soldats.

Cette arme numérotée 114 à notre inventaire est une pièce rare emblématique de notre société, elle est belle et il faut la choyer. L’arquebuse est un fusil lourd se chargeant par la bouche, dont le canon est lisse ou rayer. Elle a une portée efficace de 30 à 50 mètres mais tire jusqu’à 150 voire 200 mètres. Deux système de mise à feu pour l’arquebuse : -la mèche ou le rouet. La mèche à combustion lente actionnée ou non par le système du porte feu qui bascule sur le bassinet en est un, l’autre est le rouet, les deux systèmes peuvent cœxister sur la même arme. L’arquebuse de notre musée n’a qu’un rouet ce système a été inventé en Allemagne au début du 16ème siècles il consiste en une petite roue mue par un ressort qui tourne frottant une pierre, comme dans les anciens briquets, provoquant des jets d’étincelles pour enflammer la poudre. Un levier comme un percuteur tient la pierre prise dans une mâchoire, l’action sur la gâchette met en mouvement la roue et fait simultanément basculer le levier porte pyrite sur la roue moletée qui produit des étincelles sur le bassinet et son pulvérin, enflammant celui-ci. Ce système à rouet a été imaginé afin d’éviter les problèmes d’extinction de la mèche des anciennes arquebuses. Mais le rouet est un mécanisme délicat et des morceaux de pyrite peuvent venir bloquer la mise à feu, il faut aussi remonter le ressort de la petite roue qui casse parfois d’où l’apparition d’arquebuses avec un double système de mise à feu la mèche d’un côté et de l’autre le rouet.

Revenons à notre belle arquebuse et son bois veiné d’incrustation d’os et de nacre représentant des scènes de chasse, volutes, feuilles, fleurs, oiseaux, cerfs et chiens sur le bois le long du canon sont magnifiques. Sur la crosse : un arquebusier avec un chapeau à plume à l’affût son arme reposant sur sa fourquine d’un côté et de l’autre le fer en bout de crosse repose sur son épaule.

Dans un médaillon à côté de l’arquebusier des battisses qui pourraient être un château. Dessous la crosse, un autre médaillon représentant un homme sonnant avec une corne.
La platine richement décorée représente aussi des chiens courrant apprêt un cerf avec de belle arabesques on remarque aussi sur l’espèce de chien porte pyrite la forme d’un lion.
Pour terminer voici la description technique de cette arme:
Longueur totale 1350mm
Canon902mm lisse octogonal renforcé à la bouche. L’extérieur du canon est en métal polis sans protection
Le système de mise à feu est à rouet interne
La tige métallique de 100mm qui se trouve en bout de crosse, est là pour reposer l’arme sur l’épaule à l’affût, le fabriquant s’identifie sur cette tige « HHW » je n’est pas retrouvé de trace de ce fabriquant.
Hausse à tunnel et en entonnoir réglable en hauteur
Guidon en « T » enchâssé
Baguette de bourrage en bois sous le canon avec une extrémité en laiton
Garniture en fer, sur le bois os et nacre
Munition balles de plomb moulées calibre 19 mm
Poids de cette arme est d’environ 7 Kg

Je ne voudrai pas finir cette présentation sans signaler que l’arquebuse avait traversé les océans grâce aux Portugais jusqu’au Japon et déjà en 1543 les japonais fabriquaient des arquebuses à rouets, il y avait peut-être plus d’arquebuses à rouet au Japon qu’en Europe à ce moment là, mais en fin de ce 16ème siècles ces armes à feu furent interdites et détruites par l’empereur qui considérait comme plus civilisé le sabre traditionnel !

Merci de votre attention.

L’archiviste Rémy Mattenberger