Calibre: 9mm para

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation (EAN)
Nommée Arquebuse Genève dans les compétitions de tir
Association fondée en 1474
 
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Fusil à mèche


Fusil à mèche

L’arme que je vous présente aujourd’hui est un fusil à mèche. Ce fusil No 206D6, est l’une des armes les plus anciennes de notre musée. Cette arme est contemporaine de l’arquebuse. Ce fusil, d’origine de Savoie, date d’environ 1580, il a comme nouveauté un mécanisme de mise à feu, il s’agit du basculement de la mèche actionné par un levier sur le bassinet du canon. Ce mécanisme rompt avec les armes précédentes qui devaient être appuyées sur une fourquine ou sur la muraille ; en effet dans ce dernier cas le tireur pour actionner son arme devait tenir d’une main celle-ci et de l’autre la mèche allumée qu’il mettait en contact avec la poudre de mise à feu. Pour la petite histoire, il faut relever que toutes ces armes à feu étaient équipées d’une partie contendante pour un usage basique de massue en cas de problèmes.
Le nouveau mécanisme permet la tenue à deux mains de l’arme au départ du coup, c’est un grand progrès ! Le mécanisme ingénieux, conçu pour la mise à feu, est une pince porte mèche en forme de S qui bascule sur la lumière du canon. Ce «S » métallique, l’ancêtre du percuteur, est actionné par un levier allongé sous le bois du canon, comme une grande gâchette.

Au début de sa fabrication ce mécanisme n’avait pas ressort, il sera rapidement ajouté dans les nouvelles armes. Quand au levier assisté par ce ressort, il n’a plus besoin d’être grand, il va se raccourcir devenant une véritable gâchette.
La mèche courte allumée des deux côtés permet, si un bout s’éteint d’utiliser l’autre par un simple basculement. Autre différence, cette arme permet d’épauler pour tirer, elle évite de devoir s’appuyer sur un crochet de son armure ou sur sa poitrine comme précédemment. Ces fusils sont les successeurs des canons à main, et traits à poudre ou bâtons à feu des Chevaliers de la fin du 14ème siècle.

Revenons au fusil à mèche avec son mécanisme de détente pour la mise à feu qui est apparu vers 1450. Ces derniers n’avaient pas encore, comme celui que je vous présente une amélioration très utile, soit un couvre bassinet qui permet, en temps de pluie ou de grand vent, de protéger le pulvérin, la poudre fine d’allumage qui remplit la lumière d’allumage du canon et du bassinet pour la mise à feu.

La longueur totale du fusil est de 1505mm celle du canon de 1105 mm et sa portée utile est de 50 mètres. Quand au canon il est sans guidon et lisse, son calibre est de 17mm.

Le poids de l’arme est de 4,5 kilos, les balles sont en plomb et de 25 grammes par projectile.
L’arme se charge par la bouche et il faut à un milicien entraîné une minute pour charger et décharger son arme, mèches déjà allumées.
Ce perfectionnement des armes à feu, et l’arrivée du puissant mousquet, vont sonner le glas des armures et transformer les champs de batailles.

Merci de votre attention.

L’archiviste Rémy Mattenberger