Tanner Standard 206
Calibres: 7.5x55 Swiss, 308 Win, 6mm BR, 6x47
Canon: 650mm
Détente: 400 à 2000g
Poids: 5.5 kg
Longueur: 1150mm
Longueur visée: 800 à 840mm

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standStand de tir de Saint Georges
300m:    12 cibles électroniques
50m PC: 24 cibles électroniques
50m:      18 cibles électronique
25m:        6 chariots de 5 cibles
10m:      22 cibles électroniques
PN:        12 cibles à 100m
               8 cibles à 50m

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Revolver d’ordonnance Suisse Lefaucheux  

Revolver d’ordonnance Suisse Lefaucheux  

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Revolver d’ordonnance Suisse Lefaucheux


Revolver d’ordonnance Suisse système Lefaucheux fabriqué sous licence par Beuret Frères à Liège.

Le texte présenté sur ce révolver le 18 février 2013 contient des erreurs et mérite un rectificatif. C’est Monsieur Guillaume van Mastrigt-Lefaucheux, descendant de la famille Lefaucheux, qui me l’a signalé par deux courriels. Je le remercie pour cela.

Ce révolver de belle présentation brille comme un sou neuf car il a été restauré parfaitement en 1978. C’est une arme de poing à barillet à six coups et encoches pour des cartouches à broche Lefaucheux de 9 millimètres. Cette arme porte le No 220 de notre inventaire. Ces revolvers système Lefaucheux fabriqués pour la Suisse sont des révolvers modèles 1866, ils sont munis de la triple action, un brevet qui avait déjà été déposé par Monsieur Eugène Gabriel Lefaucheux en 1862.

Cette arme distribuée à quelques officiers expérimentateurs est à triple action, soit la SA (simple action) où il faut armer le chien par la crête en la déplaçant vers l’arrière, le barillet tourne et aligne la chambre à cartouche pour que celle-ci soit dans le prolongement exact du canon, puis le départ du coup se fait en appuyant sur la queue de détente; la DA (double action) consiste à armer le chien avec la queue de détente, puis lâcher le coup d’une seule et même pression ; la TA (triple action) permet d’armer le chien par une pression sur la queue de détente juste qu’à un cran, puis par une autre pression de lâcher le coup.

Ce revolver qui avait été repéré comme intéressant par notre état-major fut acheté en petite quantité, environ quatre cents pièces pour un essai. Ce n’est donc que quelques officiers de notre armée qui en furent équipés. Cet essai durera cinq ans, soit pendant les années 1866 à 1871. Nos officiers faisaient usage de leurs armes pour protéger notre frontière Jurassienne durant la guerre de 1870 entre Français et Prussiens et leurs alliés germaniques. C’est une arme appréciée mais l’armée va décider de l’abandonner au profit du révolver Chamelot-Delvigne-Schmidt. Certains des officiers l’ayant utilisée vont en faire l’acquisition. Les revolvers type Lefaucheux modèle1866 produits en Belgique pour l’armée suisse, portent tous bien entendu, un poinçon de la Waffen Fabrik, ils sont donc rares et recherchés d’autant plus qu’une grande partie de ce lot d’armes fut transformé de percussion à broche en percussion centrale en 1871.
Voici un petit résumé biographique de la famille Lefaucheux, le père, c’est Casimir, le fils c’est Eugène Gabriel. Le père c’est l’inventeur en 1835 du fusil à chargement par la culasse canon basculant vers le bas. Il est aussi l’inventeur de la cartouche à broche et culot métallique, qui grâce au gonflement de sa paroi va contenir les fuites du gaz propulseur de la balle, défaut important des cartouches en papier utilisées jusque-là. La maîtrise de l’élasticité des matériaux est un réel exploit pour l’époque. Fort de ses succès, il va se lancer dans l’adaptation de ses poivrières avec ses cartouches à broches, poivrières déjà chères à produire, car à la même époque aux Etats-Unis, Smith and Wesson fabriquent industriellement des revolvers fiables et bon marché. La concurrence entre fabricants d’Amérique et d’Europe s’accentue, stressé peut être, Casimir meurt jeune à l’âge de 50 ans en 1852 avec une entreprise qui n’a pas encore profité de ses avancées technologiques. Son fils de 19 ans Eugène Gabriel est encore aux études, selon certaines sources en stage d’ajusteur à Liège. Il apprend, devinez quoi, le métier d’arquebusier c.à.d. d’armurier ! De retour à Paris il va travailler avec sa mère de 1852 à 1854 au 37 rue Vivienne. Il est vrai que depuis les années 1840, dans l’armement, c’est un véritable tsunami qui bouleverse les techniques traditionnelles ! Revenons à Eugène Gabriel qui finit ses études, et va emprunter de l’argent à ses futurs associés dont Monsieur Gévelot fabricant de munition. Cet argent, c’est pour créer sa propre entreprise Lefaucheux et Cie et pour déposer des brevets en France et en Angleterre. Cette entreprise va rapidement mettre en chantier quatre modèles qui seront conçus par Eugène Gabriel, du petit de poche 1854 au plus gros pour l’armée en 1858 une arme de poing de marine de gros calibre, en passant par le modèle 1862 de sept, neuf ou encore douze millimètres à triple action ; tous ces modèles ont des pièces communes, condition indispensable pour une production industrielle.
Dans cette logique d’expansion, en plus de ses ateliers déménagés au 104 rue Lafayette à Paris, il achète un terrain et des hangars pour créer une usine à Liège en 1865, elle sera revendue en 1873 à Monsieur Dacier. Il va réussir ce tour de force de produire à Paris des révolvers bon marché, exportés dans bien des pays d’Europe et aux USA parce qu’ils étaient en avance sur le pacificateur de Samuel Colt qui lui ne sortira qu’en 1873. L’exception qui existe pour la fabrication de ces armes E. Lefaucheux c’est le révolver de marine Française : lui ne sera pas fabriqué à Paris mais sous licence à St. Etienne. Belle réussite et beau retournement de situation pour un jeune inventeur, et pourtant le vent va encore tourner car en 1867 un dépôt de bilan est prononcé, la cause de cette sanction, c’est une mésentente entre associés, mais lors de la liquidation de la société, Eugène Gabriel va racheter son usine de Liège à peu près au prix qu’il l’avait payée et pour son usine de Paris il va la racheter au 10 pourcent de sa valeur d’avant dépôt de bilan, jolie occasion pour redémarrer. La deuxième partie du règne de Napoléon III depuis les années 1860 va créer une atmosphère de plus en plus libérale. Les antagonismes entre les libéraux de Napoléon III et les antis Napoléon III déchire la France, les diplomates cherche des alliances pour se protéger de la confrontation avenir, les provocations du 1er ministre de la Prusse le Baron Von Bismarck amènent à la déclaration de guerre de l’Empire Français en juillet 1870. C’est la guerre entre la France et la Prusse, celle-ci va se terminer le 29 janvier 1871 par la défaite Française de Sedan. Après l’armistice signé par de l’Empereur Napoléon III et son emprisonnement, c’est sa destitution qui va entraîner la création de la 3ème république Française de Monsieur Thiers. Eugène Gabriel Lefaucheux revient à Paris, ses premiers brevets étaient tombés dans le domaine public en 1869, cela va soumettre l’entreprise à une concurrence plus grande mais il va continuer sur sa lancée et terminera sa carrière onze ans plus tard en vendant sa société, à MM. Chevalier et Dru en 1881.Ceux-ci vont couler définitivement la société. La disparition de la société Lefaucheux est regrettable car elle avait apporté de nombreuses innovations dans le domaine de l’armement. Monsieur Eugène Gabriel Lefaucheux meurt à Cannes en 1892.

Les caractéristiques techniques de cette arme sont :

Revolver d’officier suisse modèle 1866: Arme numéro 150297, 220 inv.EAN
Brevet Lefaucheux: Fabriqué par Beuret Frères à Liège
Longueur totale 270 mm Canon 147 mm à 4 rayures
Barillet à 6 coups de 9 mm Cartouche à broche sys. Lefaucheux
Hausse : fente sur le haut de chien Guidon triangulaire, final cylindrique
Poids 680 grammes Marques sur le canon à gauche Lefaucheux Sur le dessus Beuret Frères

Garniture en fer bronzé pour le canon et le barillet, le reste est en acier poli. Le chien de cette arme est particulier, car le percuteur se termine par une surface plane parallèle au barillet. Quand le percuteur vient frapper la broche pour allumer la poudre, il frappe au-dessus du barillet. Sur le côté droit un extracteur de douilles à tige permet l’extraction une à une des douilles. Cet extracteur dont la tige reste en permanence parallèle au canon a une attache qui fait partie de la pièce du canon. Un portillon à ouverture protégée toujours sur le côté droit, en arrière du barillet, permet l’introduction de cartouches à broche. La crosse métallique est garnie de deux plaquettes en bois, le bout de la crosse se termine par un cône à facettes et une boucle de suspension.

L’Archiviste R.Mattenberger